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Fusion des UFR - on en est où ?

vendredi 3 octobre 2008

Le CA du 23 septembre dernier a voté, avec 24 voix pour, 5 contre et 1 abstention la restructuration des UFR souhaitée par le président.

La configuration retenue

Cette restructuration (voir ici pour les détails) est la suivante :

- Les 5 UFR médecine sont réduites à 2, Lyon Est et Lyon Sud-Ouest ;
- Les 2 IUT ne font plus qu’un seul ;
- Les 8 UFR du secteur sciences sont rassemblées en une seule ;
- l’UFR STAPS ne bouge pas.

Statuts des nouvelles composantes

Les statuts de la médecine et de l’IUT sont prêt ou en préparation, et seront soumis au CA prochainement.

Deux choses sont à retenir pour les statuts de l’UFR sciences :

- Ils seront définis par un conseil provisoire, composé de 6 membres de chaque conseil d’UFR actuel
- Le CA a voté une motion, qui recommande que chacun des 8 départements soit représenté de façon égale dans le conseil de gestion de l’UFR unique.

Modalités

- Techniquement, les nouvelles UFR sont créées : d’après la loi, elles ont trois mois pour définir leurs statuts et les soumettre au CA.
- Les anciennes UFR sont réputées dissoutes dès lors que les conseils de gestion des nouvelles UFR seront opérationnels. Le calendrier prévoit que ce soit en avril 2009.
- Tout déplacement de personnel ou d’étudiant résultant de cette restructuration sera sur la base du volontariat.

Commentaires

Dans chaque conseil central, nous avons affirmé que cette fusion à marche forcée était contre-productive dans le secteur sciences, car elle n’était pas faite en concertation avec les personnels.

A nos yeux, la quantité de problèmes soulevés par cette décision est plus importante que les bénéfices théoriques, tels que la transdisciplinarité ou la transparence. Ces deux points auraient pu être améliorés par des décisions moins globales.

Aujourd’hui, la situation est telle que nous la redoutions : la fusion engendre un certain nombre de frustrations et d’oppositions, qui sont préjudiciables à la bonne marche de l’université et au bien être des personnels.

Ainsi, la motion votée par le CA (sur une représentation égale) correspond à une volonté incontournable de 5 UFR : info (sur un vote du conseil), meca, gep, maths et sciences de la terre. On comprends la volonté de ne pas voir compromise la diversité et l’autonomie des disciplines.

Mais inversement, cette motion est rejetée par certains UFR. Ainsi, le conseil de l’UFR de biologie, vient-il de refuser de participer au conseil provisoire chargé de rédiger les statuts... Leur position est tout aussi compréhensible : l’UFR biologie est elle-même le résultat d’un effort de nombreuses disciplines d’oeuvrer ensemble, disciplines qui perdront complètement voix au chapitre dans cette histoire. Et le conseil d’UFR de physique a depuis le début signifié son rejet de cette motion...

Pour finir, rappelons un point essentiel, négligé une fois de plus par Lionel Collet : tous les membres élus du CTP on refusé de voter cette fusion, par manque de visibilité. Réaliser la fusion dans ces conditions relève du coup de force de la part du CA - qui oublie qu’il y a un pas entre les grandes décisions théoriques et leur mise en pratique par les collègues.

Mais heureusement, vous verrez en cliquant ici que finalement, tout se passe dans le meilleur des mondes à LYON 1 !

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