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Campagne RH 2018 : naufrage scientifique et démocratique

mercredi 6 décembre 2017

La phase politique de la campagne RH 2018 est arrivée à son terme avec le CA du 28 octobre qui a voté les profils d’emplois EC et BIATSS. C’est ainsi qu’on découvre qu’à LYON 1, le pire n’était pas encore atteint tant sur les plans scientifiques que démocratiques... Nouveau rebondissement dans le naufrage du couple présidentiel Ben Hadid - Fleury.

Dans une période de gouvernance hyper autoritaire telle que nous la vivons à LYON 1, il y a toujours des suiveurs pour expliquer que cela permet des décisions plus efficaces, une meilleure réactivité, une politique cohérente, etc etc...

Au moins, la présidence Ben Hadid - Fleury nous apporte un magnifique contre exemple ! Maigre consolation, lorsqu’on pense que tout cela est fait avec de l’argent public et récompensé par des primes à deux chiffres.

Une campagne RH à huis clos

La tradition académique en prend un coup, et la loi FIORASO 2013 continue de montrer ses faiblesses par ses formules lacunaires.

- Le Conseil des Directeurs de Composantes prévu par la loi ne rempli toujours pas son rôle. Pas une seule fois, à l’occasion d’une des rares réunions, le point de la campagne RH 2018 n’a été abordé.

- Le Conseil Académique est mis sur la touche par son président Ben Hadid. Des heures passées à écouter les directeurs de composante, et aucune décision concrète n’est prise à la fin, dans une séance présidée en réalité par la directrice générale des services. Les profils BIATSS n’ont pas été votés, et les profils EC ont reçu un avis "favorable" général sans qu’aucun membre du CAC ne soit en mesure de dire précisément ce qui a été défini en terme de maintiens et de créations. Qu’ils se rassurent : aucun avis, aucun document en provenance du CAC n’a été transmis dans les documents de travail du CA, en violation directe du code de l’éducation.

- Le CA n’est pas plus glorieux : il a voté une proposition des présidents sans aucun document de travail. Si vos élus IDDE n’avaient pas pris de photos en séance des propositions présidentielles, il n’en resterait aucune trace ! Des informations floues, des discussions de comptoirs, des approximations et des cadrages évolutifs pour culpabiliser des composantes entières et arriver à justifier l’injustifiable. Pas de soucis pour nos glorieux administrateurs, qui ont validé tout cela les yeux fermés (Unanimité moins 3 contre).

Quelle politique scientifique ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce sacrifice de la démarche collégiale est loin d’être compensé par une vision éclairée...

Sans aucune justification scientifique, un chapeau de professeur se trouve pour la première fois fragilisé à LYON 1. Demande prioritaire en maintien parmi l’ensemble des postes de la faculté des sciences, priorité pour l’UMR et les formations d’informatique, soutenu par le CAC qui a explicitement demandé "de ne pas déclasser de PR en MCF", ce support se voit fragilisé pour un soi-disant "problème de masse salariale" dans la fac de sciences.

De quel problème parle-t-on ? Le CA est informé que sa fac de sciences aurait un déficit de 51.000 € sur sa masse salariale BIATSS. Cette somme correspond au coût des promotions de corps et de grade des personnels BIATSS durant l’année, par listes d’aptitudes ou examens professionnels. On apprend que les "autres composantes comme l’IUT, LYON SUD et les services centraux ont rendu des postes pour compenser ce coût".

Aucune autre information sur des bilans plus précis de masse salariale. Et le directeur de la fac de sciences a beau rappeler que la lettre de cadrage RH ne mentionne que les promotions de corps, que la Faculté a rendu 70.000 € dans la campagne 2016-2017 bien au delà de ses promotions, rien n’y fait. Et les trois supports ADT rendus par la Faculté dans la campagne 2018 sont ignorés, car concernent le ménage qui sera externalisé et donc "ne libère pas de masse salariale" !

Au moins, cet article fera en sorte que la mémoire collective n’oublie pas : en 2017, avec la bénédiction du représentant du CNRS (F. Faure), un poste de PR pour une UMR priorité absolue de la composante est mis sur la sellette pour compenser des promotions de grade BIATSS, sous couvert de GVT pour lequel aucune information n’est donnée. Sans oublier que le GVT sera a nouveau compensé par le ministère cette année !

Enfin, fait notoire dans les créations d’emplois BIATSS : aucun poste n’est accordé dans les composantes ! L’ensemble des créations sont concentrées dans les services centraux et services communs.

On résume : les composantes sont sommées de restituer de la masse salariale pour compenser le GVT, un support de professeur est mis en balance, et tous ces efforts permettent au président de créer des postes dans les services centraux ! Dont un IGE pour la direction de la DEVU (mais où est donc passé le support qui existait déjà à cette fonction ?) et un IR pour la direction technique d’ICAP (qui a déjà un directeur technique !)...

Décidément, les voix empruntées par F Fleury pour atteindre l’excellence sont impénétrables !

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