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Autonomie : encore 1 million d’euros de perdus par Lyon 1

mardi 6 juillet 2010

Décidément, la délégation de la masse salariale n’en finit pas de révéler ses conséquences catastrophiques, et avec elles s’écroulent les espérances des aficionados de la LRU.

Trois millions d’euros jamais vu

On ne le rappellera jamais assez, si le CA de Lyon 1 a voté (avec tout de même 1 tiers de voix contre) l’accession anticipée aux "responsabilités et compétences élargies" (RCE), c’était notamment pour une carotte de 3 millions d’euros promise (y compris devant une AG de plusieurs centaines de collègues) par Lionel Collet.

Carotte liée aux postes vacants : un PR coûte 85.000 euros en moyenne ; lorsqu’il laisse un poste vacant, on emploie un ATER à 38.200 euros. La somme des emplois vacants aurait dégagée 3 millions d’euros, offrant une marge de manoeuvre à notre budget.

Seulement voilà, même le président de la CPU n’est pas infaillible : il aura mal interprété les sourires de la ministre. Au premier janvier 2009, l’Etat a bel et bien tenu compte des postes vacants, et nous transmet la masse salariale au plus juste : les postes vacants en 2008 sont transférés au coût des ATER.

Pas un euro dans la cagnotte. On aurait du se douter que l’Etat savait compter.

Un million d’euros perdus en 2010

Mais ce n’est pas tout. Avant les RCE, tout poste vacant revenait sous la forme d’un poste d’ATER (on passera ici sur la première arnaque des postes ATER mi-temps qui ne sont pas financés dans le transfert de masse salariale). Il était donc facile de gérer les emplois, et une composante qui perdait un poste avait un ATER garanti pour assurer les cours.

Mais dorénavant, il faut raisonner en masse salariale, et non en supports vacants. Mieux vaut un exemple un peu simpliste qu’une explication alambiquée :


Supposons que l’université XXX avait deux postes vacants dans le transfert de la masse salariale, l’Etat a donc transféré (2*38.200 = ) 76.400 euros de postes vacants. Soit 2 ATER temps-plein.

Si l’année suivante l’université XXX pourvoit un des deux postes par un MCF (57.000 euros), il ne lui reste plus que 19.600 euros, soit 0,5 postes d’ATER : perte sèche d’un emploi.

Application à LYON 1 : nous avons 71 postes vacants pour 2010-2011.

AVANT RCE : l’Etat aurait transféré 71 supports d’ATER.

APRES RCE : On ne peut financer qu’une quarantaine d’ATER avec l’argent restant.

Les RCE, plutôt que de nous rapporter 3 millions, nous coûtent donc (30*38200=) 1 million d’euros environ.

Sans parler des conséquences pour les étudiants, pour les formations, pour les labos.

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