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Grand emprunt et grandes manoeuvres

mercredi 10 février 2010

Suivi des grandes manœuvres autour du grand emprunt ("Lyon Campus d’excellence"). Mis à jour en fonction de nos connaissances...

Nous n’analysons pas ici le grand emprunt et la précipitation effrénée de nos têtes pensantes locales dans ce qui, nous le craignons, n’est qu’un leurre - nous entraînant sans loi et sans heurts vers la suite logique de la LRU.

Le but est simplement de diffuser au maximum l’information, car il apparait clairement que celle-ci circule mal, en particulier à Lyon 1. Et les échéances sont extrêmement proches !

Les échéances nationales

L’appel d’offre "Campus d’excellence" n’existe pas encore ! Comme d’habitude, des déclarations, discours et rumeurs politiques suffisent à enflammer les décideurs locaux. Le calendrier serait le suivant :

- L’appel à projet sera diffusé en mars
- La date limite de réponse serait pour juillet.
- Retour prévu fin 2010

Les orientations du PRES

Il est clair que l’appel à projet s’adressera aux différents PRES, et qu’il n’y aura qu’une seule réponse pour l’agglomération lyon / Saint-Etienne. Le PRES de Lyon a abordé cette réponse lors de son bureau du 19 janvier et son CA du 29 janvier (Dont voici un compte rendu d’élus du personnel). Ainsi, le PRES souhaite organiser sa réponse selon cinq axes, avec des responsables attitrés :

- Développement des grands instruments (K. Bouabdallah et J. Moret, respectivement président de l’U. Saint Etienne et directeur de l’INRP)
- Développer une politique d’attractivité et de rayonnement (J. Samarut, directeur de l’ENS Lyon)
- Accroissement de la valorisation de la recherche (G. Pignaut, directeur de CPE)
- Développement de la qualité du doctorat, Formation d’ingénieurs débouchant sur le doctorat (L Collet et A Tiran, présidents de Lyon 1 et Lyon 2)
- Promotion de la diversité des publics au sein des formations, de l’égalité des chances, de la formation tout au long de la vie (A Storck et H Fulchiron, directeur de l’INSA et président de Lyon 2).

Les contributions locales à Lyon 1

L Collet a mandaté trois groupes de travail à LYON 1 qui devaient rendre leur copie pour le 5 février :

- Sciences (F Gieres, directeur de la Faculté Sciences et Technologies) - lire le rapport final.
- Technologie/Ingénierie (H BenHadid, vice président délégué aux moyens) - lire le rapport final
- Santé (F-N Gilly, président du CCEM, doyen Lyon Sud) - nous n’avons pas pour l’instant de rapport.

Quelles issues ?

A la lecture des différentes contributions, on voit d’abord le consensus mou classique autour de tous les thèmes qui sont à la mode : développer les coopérations, les fédérations de laboratoires et les plateformes, les partenariats internationaux et industriels, les masters européens, la démarche qualité, etc. ... Toutes ces choses qui sont ressorties à chaque appel à projet, et qui n’attendent que des moyens financiers et humains pour se développer. En espérant que cette culture d’une soi disant excellence ne soit pas au détriment du reste de nos missions.

Au delà des projets scientifiques et pédagogiques qui ressortent des tiroirs, se pose naturellement la question des structures... Même si l’on voudrait nous faire croire que cette question est subordonnée aux finalités, il est clair que c’est le grand enjeux pour plusieurs potentats locaux.

Ainsi L Collet ne perd jamais l’occasion de rappeler son rêve d’un "grand établissement" Lyonnais. Celui-ci, piloté par un CA de VRAIS administrateurs se chargerait principalement des répartitions budgétaires entre ses différentes composantes. On y verra deux écueils évidents :

- un affaiblissement de la démocratie universitaire, éloignant encore les centres de décision du terrain. Même au niveau des CA, les membres élus seront de plus en plus minoritaires, à l’image du CA du PRES.

- un jeu de poupées russes incompréhensible pour les personnels et les étudiants : le grand établissement Lyonnais serait lui-même composé de grand établissements tels que l’ENSIB, de grandes écoles... qui sont déjà gérés par des statuts particuliers.

Ce rêve est-t-il partagé par les autres hauts responsables lyonnais ? Rien n’est moins sûr, et le PRES n’a jamais acté quoi que ce soit dans ce sens. Quand à savoir s’il est partagé par la majorité de la communauté universitaire, cela n’intéresse naturellement personne !

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