Navigation rapide

Accueil > Tribune libre > Vie de l’université > Pourquoi bloquer le CA du 16 décembre ?

Pourquoi bloquer le CA du 16 décembre ?

jeudi 11 décembre 2008

L’assemblée générale des personnels et étudiants, réunissant plus de 400 personnes le 11/12/2008, a voté à l’unanimité la blocage du CA de l’université, qui doit se tenir mardi 16/12 à 14h, salle du conseil, bâtiment Domitien Debouzie. L’ordre du jour principal de ce CA est le vote du budget 2009.

Pourquoi bloquer une instance locale ?

- Gripper la mécanique des plans gouvernementaux pour l’éducation et la recherche, et attirer l’attention des médias quand à l’opposition totale des personnels à la politique menée. LYON 1 est une université qui s’est montrée médiatiquement à la pointe de la LRU ; bloquer son fonctionnement est un moyen stratégiquement pertinent pour faire enfin entendre la position des personnels.

- Eviter au CA de voter un budget 2009 dans une opacité totale, et sans le moindre recul politique. Le contrat d’autonomie (masse salariale) est absent alors qu’il est obligatoire, et les membres du CA ne sont pas prévenus du montant et de la ventilation de la dotation 2009, 2 jours avant le vote.

- Montrer notre opposition au mode de calcul de la dotation budgétaire aux universités, faisant la part belle à la performance (ex. : 100% de la dotation recherche est sous conditions de performances, sur des critères jugés peu pertinents par la communauté scientifique. En outre, 13% de la masse salariale est elle-même soumise à performances, soit 800 postes à LYON 1), et entérinant la suppression de 200 postes sur le plan national, et une accélération des suppressions les années suivantes.

- D’une façon générale, démontrer au CA qu’il ne peut pas prendre constamment des décisions allant à l’encontre de la volonté des personnels, exprimée notamment par la voix unanime des élus au Comité Technique Paritaire d’établissement (ex. : Accession anticipée à l’autonomie, politique des primes aux personnels BIATOS, restructuration des composantes, organisation des services)

Quels sont les conséquences ?

La principale conséquence sera l’impossibilité pour le CA de voter le budget 2009. Ajoutons que voter un budget la dernière semaine de l’année, sans aucun recul sur les chiffres, sans même un passage à la commission des moyens, est une des conséquence de la précipitation absurde du gouvernement dans son entreprise de destructuration.

Ainsi, dès le premier janvier, aucune dépense ne pourra être exécutée par l’UCBL. L’exécution des dépenses courantes, en particulier en ce qui concerne la paye des personnels, sera effectuée par le rectorat par un mécanisme de mise sous tutelle. Bien que gênante sur le terrain, cette situation n’est pas nouvelle et s’est déjà rencontrée à l’occasion de refus de votes de budgets ou de mises en faillites d’universités françaises.

Il va de soi que si des personnels, notamment parmi les plus précaires, se trouvaient en difficulté matérielle à la suite de cette action (non renouvèmement de contrat ?), ils devront en avertir très vite les organisations syndicales pour qu’un soutien massif soit mis en place.

Nous estimons que toute conséquence fâcheuse de cette décision d’action serait de la seule responsabilité du gouvernement.

Revendications

Par cette action, nous entendons appuyer l’ensemble de la plateforme revendicative votée à l’unanimité par l’Assemblée Générale. Au delà de ce blocage ponctuel, nous annonçons notre détermination à ne laisser sous aucun prétexte le CA transmettre les plaquettes des masters enseignements, ainsi que de procéder à des modulations des services, dans l’optique ou le décret correspondant serait publié.

Messages

  • Ne pas manquer de rappeler que Lionel COLLET en introduction à l’AG du 11/12/08 reconnaît lui-même que les BIATOSS sont les "grands oubliés" des mesures ministérielles...(insuffisance de moyens, postes supprimés)...
    Pouvoir d’achat : inflation + 3,2 % en 2008... ; augmentation salariale : + 0,8 % au 01/02/08 et + 0,3 % au 01/10/08 soit + 1,1 % en 2008 donc perte de - 2,1 % !!
    Primes BIATOSS 2009 insuffisantes...Exiger une rallonge budgétaire à Mme PECRESSE...

    Répondre à ce message

  • Bonjour,

    Vous nous dites qu’il y avait plus de 400 personnes à l’AG.

    Plus de 400, moins de 350, qu’importe.

    Ma question est plutôt de savoir combien de personnes (étudiants, personnels) étaient potentiellement concernées par cette AG, 2000, 5000, 10.000 ?

    Que représente la majorité de 400 personnes face à l’ensemble des étudiants et personnel de l’université ?

    Vous dites :

    « Il va de soi que si des personnels, notamment parmi les plus précaires, se trouvaient en difficulté matérielle à la suite de cette action (non renouvèmement de contrat ?), ils devront en avertir très vite les organisations syndicales pour qu’un soutien massif soit mis en place.

    Nous estimons que toute conséquence fâcheuse de cette décision d’action serait de la seule responsabilité du gouvernement. »

    Cela me laisse interogatif sur le pouvoir la prise de responsabilité des organisations syndicales face à leur actions.

    Cordialement.

    JF
    Technicien RF

    • Et sur la responsabilité du gouvernement face à ses lois, on ne s’interroge pas ?

      En outre, il ne faut pas confondre les syndicats et une assemblée générale. Si les syndicats avaient 400 adhérents à LYON 1, ça se saurait.

      Enfin, le fait que 400 personnes soient minoritaires ou majoritaire n’a pas de sens. A moins que quelqu’un n’ait organisé un scrutin de l’ensemble des absents ?

    • Cette AG avait été appelée par l’intersyndicale et le président avait banalisé les deux heures et diffusé l’information afin qu’un maximum de personnels et d’étudiants s’y rendent.

      Par conséquent, les absents ont toujours tort et les décisions de l’AG sont souveraines. Dans un scrutin démocratique, peu importe l’abstention si chacun a eu la possibilité d’aller voter mais ne l’a pas saisie, il ne peut s’en prendre qu’à lui même.

      Venez lors des prochaines AG !

    • Bonjour,

      Ma question était donc mal formulée, effectivement cette AG et IDDE ne sont pas des syndicats.

      Mais j’espère qu’effectivement il y a plus de 400 personnes syndiquées à Lyon1.

      Je reformule une partie de ma remarque :

      Combien de personnes étaient conviées à cette AG du 11 décembre ?

      D’après le site de l’UCBL il y a 34114 étudiants + 1780 enseignants + 1274 BIATOS (et j’en oublis sans doute quelques uns) = 35558 personnes faisant partie du groupe étudiants-personnels.

      Environ 1% de ces personnes étaient présentes à l’AG du 11 est-cela Monsieur De Marchi ?

      En quoi cela n’a-t-il pas de sens, ou si vous préférez, quel sens cela à t’il ?

      J’aimerais savoir.

    • L’ironie est sans doute une façon d’éviter de répondre sérieusement aux questions posées.

      L’AG n’est ni un syndicat ni une association (selon Monsieur De Marchi), mais l’initiative d’une intersyndicale (selon Monsieur Dezellus).

      Une intersyndicale, n’est donc ni un syndicat ni une association.

      Par ironie, je dirais malheureusement car sinon ont aurait pu espérer qu’une AG organisée par une intersyndicale aurait réunit plus de 400 syndicalistes (cela se sait, les syndicats à l’UCBL ont plus de 400 membres).

      Toujours par ironie, je dirais que si l’intersyndicale ayant organisée cette AG s’était attendu à avoir plus de 30,000 participants, ce n’est pas sur le campus qu’elle l’aurait organisée, mais au stade de Gerland.

      Elle n’espérait sans doute pas tant,

      De toute façon l’important c’est juste d’y être qu’importe combien, pourvu qu’il y ait de quoi faire une majorité qui réponde favorablement aux suggestions faites par une intersyndicales de syndicats ou associations.

      Je ne vois pas d’autre sens à cela car il ne m’en ait pas donné d’autre.

      Je ne vais pas importuner davantage le débat qui à lieu ici.

    Répondre à ce message

  • Je vais dans le sens des remarques qui vous déjà ont été faites.

    Quel droit autorise un syndicat ou une intersyndicale à penser que sa position sur tout sujet est unique ou indiscutable à partir du moment où les absents ont tort. Ce genre de démocratie ressemble fortement à de la dictature.

    Je tiens à préciser qu’en mai dernier je suis allé voter, nous n’étions qu’environ 1104 sur 5268 à nous être déplacés, mais je ne pense pas que les 4/5ème de nos collègues soient des sous-humains.

    Peut-être ne se retrouvent-ils pas, tout simplement, dans ce qui leur est proposé.

    Ce qui m’étonne aussi est que les mêmes attitudes existaient déjà à l’époque où Claude ALLEGRE était Ministre et cela lui a coûté son poste. Pourtant nous étions sous le régime François Mitterrand, pas sous celui de Nicolas Sarkozi.

    Cela voudrait-il dire que les syndicats veulent le changement mais sans changement et savent ce qu’il faut faire mais sans vouloir le faire.

    Je n’appartiens à aucun syndicat et tant que cette attitude de contestation, pour ne pas dire de refus subsistera je ne vois pas comment je changerais d’avis.

    Aller dans une "assemblée générale" qui vote cette décision à l’unanimité ne serait que temps perdu puisque cette unanimité confirme qu’il n’y avait aucune alternative !!

    J’ajoute que sans être syndiqué il m’est déjà arrivé à de nombreuses reprises de me battre pour des collègues en situation de grande précarité, en contactant les plus hautes autorités, les comités d’action sociale, l’assistante sociale, le médecin du travail. Cela me semble plus concret pour des collègues en situation de grande précarité.

    Comment pouvez-vous prétrendre être responsables en annonçant que le blocage, je vous cite, pourrait avoir des conséquences sur leur paye de janvier et que seul le gouvernement en serait responsable.

    Tant pis pour ce que vous, vous penserez mais je trouve cela une attitude totalement irresponsable.

    Vous prenez en otages des personnes déjà écrasées par leur environnement économique et social.

    Je suis moi aussi pour que les choses changent mais sûrement pas en faisant porter les conséquences par les plus faibles.

    Quand avez-vous fait entendre les voix des salariés lorsque des patrons de grandes entreprises soupçonnés de mauvaise gestion se sont votés des primes de licenciement de plusieurs millions d’euros.

    Vous auriez dû monter aux créneaux à ce moment-là. Montrer l’insulte que cela représentait pour les simples salariés.
    Vous voulez d’autres exemples ?

    Je ne mets pas votre sincérité en doute, mais je crois qu’il faut quelques fois prendre du recul pour avoir une action efficace.

    J’espère ne pas avoir dépassé la bonne modération requise.

    Voir en ligne : Pourquoi bloquer le CA du 16 décembre ?

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.